L'ensemble des membres de FACEC International vous souhaite une très belle année 2026, qu'elle soit riches d'évènements, de rencontres, d'expositions.
Notre premier rendez-vous sera la participation au salon des Indépendants, Art Capital, au Grand Palais du 12 au 15 février. Y seront exposés la sculptrice québécoise Manon Gauthier, le photographe américain Daniel Hurwitz, et les peintres québécois Vincent Gagnon et Louis Tremblay.
Nous sommes à votre disposition pour toute question.
L'équipe de FACEC.
L’année se termine en beauté pour plusieurs de nos artistes : Isabelle Jean, notre Regard sur, est primée et nommée associée et les membres du jury invité de la Fondation Nationale des Beaux-Arts et le photographe Jean Larivière, parrain de la section photographique du salon, ont remis une récompense à Dawn Watson, Cynthia Fuller-Kling et Pamela Takiff-Kling. À noter : le prix Leonardo a été remis à Audrey Traini pour l’ensemble de sa carrière.
Après sa participation au salon Art 3F de Monaco, Isabelle a candidaté au prix Léonardo da Vinci et a été récompensée. Isabelle a choisi de se rendre à Lecce afin de recevoir cette récompense, remise par l’association Italian Arte Nel Mondo.
Comme un bonheur n’arrive jamais seul, Isabelle a également vu sa candidature auprès de l’association française Mondial Art Academia être acceptée. Elle a ainsi reçu le titre de Chevalier Académicien. Cette association française prône l’excellence dans tous les domaines des arts. Sa mission première est de contribuer au développement, à la reconnaissance et au succès durable de ses membres par une rigueur esthétique et créative. Sur ce dernier point, elle rejoint l’Académie Arts Sciences Lettres, association loi 1901, qui vient de célébrer son 110e anniversaire. Tout récemment, le Conseil de la Sculpture du Québec lui a proposé d’intégrer son cercle en tant que membre associé, ce qu’Isabelle a accepté avec beaucoup de gratitude. C’est une association à but non lucratif dont le principal objectif est de promouvoir la sculpture aux niveaux national et international.
Parmi ses membres, nombreux sont ceux à avoir travaillé avec FACEC International : André Derouin (Regard sur - IAM Magazine n°1), Doris Bouffard (Regard sur - IAM Magazine n°3), Jean-François Maheux et Jacques Corbeil, créateurs d’un totem installé au Musée de l’Émigration Française au Canada à Tourouvre, Marc Fugère, auteur d’une sculpture implantée à Randonnée, ainsi que plusieurs membres des délégations du Canada, comme Marie-Josée Leroux, Carole Desgagnes, ou encore Jeff Watson.
Les trois dernières artistes récompensées sont Dawn Watson, Cynthia Fuller-Kling et Pamela Takiff. Suite à leur participation au salon organisé par la Fondation des Beaux-arts au Réfectoire des Cordeliers, Dawn Watson a reçu sa deuxième médaille de bronze après celle obtenue en 2023. Cette médaille a été remise par le jury invité composé de mesdames Dana Cojbuc, artiste, et Camille Étienne, écologiste, et de messieurs Jérôme Clech, professeur de prospective stratégique à Sciences Po Paris et à l’École polytechnique, Marc-Williams Debono, neuroscientifique et président - fondateur de PSA (Plasticités Sciences Arts), et Ludovic Hédin, consultant en art.
Cynthia Fuller et Pamela Takiff ont reçu une mention spéciale de Jean Larivière, une distinction qu’elles avaient également reçue en 2024 pour Cynthia et en 2023 pour Pamela. Pamela proposait deux photographies où la femme était déchirée, découpée, annonçant un effacement de l’être qu’elle est. Quant à Cynthia, c’est un amoncellement de fleurs et de plantes pris à Minorque qui a retenu l’attention du photographe. Cynthia m’a expliqué qu’elle avait pris en photo une jardinière, en s’accroupissant devant elle.
Félicitations mesdames, vous le méritez amplement.
FACEC international sera une nouvelle fois présente au salon de la Fondation des Beaux-arts afin de présenter les oeuvres retenues par le jury. Les photographes John Aiello, Cynthia Fuller, Daniel Hurwitz, Maggie Nimkin, Pamela Takiff, et Dawn Watson seront présents aux côtés du sculpteur Scott Kling et de la dessinatrice Katarina Mejean.
Rendez-vous du 10 au 14 décembre au Réfectoire des Cordeliers - Paris 6°.
FACEC International will once again be present at the Fondation des Beaux-Arts exhibition to present the works selected by the jury. Photographers John Aiello, Cynthia Fuller, Daniel Hurwitz, Maggie Nimkin, Pamela Takiff, and Dawn Watson will be present alongside sculptor Scott Kling and illustrator Katarina Mejean. See you from December 10 to 14 at the Réfectoire des Cordeliers in Paris's 6th arrondissement.
Le programme 2026 est défini. Il vous offre la possibilité de participer à des salons de qualité avec sélection comme Knokke le Zoute, les salons du Grand Palais ou la SNBA ; de profiter d'opportunités proposées par nos partenaires comme la société des Beaux-arts de Lorraine ou Espaces Art Gallery à Bruxelles ; de présenter vos candidatures à des commissions de récompenses telles que la Société Académique Arts-Sciences-Lettres ou Italian Arte Nel Mondo.
Salon des Indépendants au Grand Palais du 12 au 15 février 2026
Exposition collective à Espaces Art Gallery au mois de mars 2026.
Salon de Knokke Le Zoute - première quinzaine d'août 2026
Salon de la SNBA - Réfectoire des Cordeliers - première quinzaine de décembre 2026
Haute commission des récompense Arts-Sciences-Lettres
Préparation des dossiers en janvier et mars. Premières présentations possible en avril.
N'hésitez pas à me contacter par courriel (@:facec.international@orange.fr).
Pour la quatrième fois, FACEC International participe au salon Art 3F Monaco du 19 au 21 septembre 2025.
Seront exposés les artistes avec lesquels nous travaillons depuis plusieurs années et pour certains récompensés pour des diplômes, des médailles et des statuts de membres dans de prestigieuses associations et fondations françaises.
Cette année, l'espace FACEC International sera complété par l'association Jan and Jos Créations, notre partenaire dans la rédaction et la mise en page d'I AM Magazine.
Les artistes ayant choisis notre espace viennent de France, du Canada et des Etats-Unis. Les voici : France
- Gorfi, peintre et sculpteur, médaillé d'argent par la Société Académique Arts Sciences Lettres
Canada, provinces du Québec et de l'Ontario
- Isabelle Jean, sculpteur
- Sarah Garside, peintre, médaillée d'argent par la Société Académique Arts Sciences Lettres
- Audrey Traini, peintre, médaillée d'or par la Société Académique Arts Sciences Lettres
- Carole St Germain, artiste pluridisciplinaire, médaillé d'argent par la Société Académique Arts Sciences Lettres
- Johanne Kourié, peintre, médaillée d'argent par la Société Académique Arts Sciences Lettres
Etats Unis
- Maggie Nimkin, photographe, médaillée d'or par la Société Académique Arts Sciences Lettres et par la Fondation de la Nationale des Beaux-arts
- Daniel Hurwitz, photographe, médaillé d'or par la Fondation de la Nationale des Beaux-arts et médaillé d'argent Société Académique Arts Sciences Lettres
N'hésitez pas à nous rejoindre en téléchargeant l'invitation ci-dessous : Invitation art3f MONACO
For the fourth time, FACEC International will be participating in the Art 3F Monaco fair from September 19 to 21, 2025. The artists we have been working with for several years will be exhibiting their work, some of whom have been awarded diplomas, medals, and membership in prestigious French associations and foundations.
This year, the FACEC International space will be complemented by the Jan and Jos Créations association, our partner in the editing and layout of I AM Magazine.
The artists who have chosen our space come from France, Canada, and the United States. They are: France
- Gorfi, painter and sculptor, silver medalist from the Société Académique Arts Sciences Lettres
Canada, provinces of Quebec and Ontario
- Isabelle Jean, sculptor
- Sarah Garside, painter, silver medalist from the Société Académique Arts Sciences Lettres
- Audrey Traini, painter, gold medalist of the Société Académique Arts Sciences Lettres
- Carole St Germain, multidisciplinary artist, silver medalist of the Société Académique Arts Sciences Lettres
- Johanne Kourié, painter, silver medalist of the Société Académique Arts Sciences Lettres
United States
- Maggie Nimkin, photographer, gold medalist from the Société Académique Arts Sciences Lettres and the Fondation de la Nationale des Beaux-arts
- Daniel Hurwitz, photographer, gold medalist from the Fondation de la Nationale des Beaux-arts and silver medalist from the Société Académique Arts Sciences Lettres
Fondé en 1986 par Paul « Tex » Lecor, qui en sera le premier président, l’Institut des Arts Figuratifs du Québec a pour objectifs de promouvoir l’art figuratif de qualité et de reconnaître les talents des artistes, peintres et sculpteurs. Parmi les membres renommés figurent Paul « Tex » Lecor, Francesco Iacurto, Jean-Julien Bourgault, Jean-Paul Ladouceur, Fernand Gosselin, Umberto Bruni, Ghislain Lefebvre, Jacques Léveillé, Pierre Leduc, Littorio Del Signore, Denis Jacques, Roland Palmaerts, et bien d’autres.
Au fil des ans, les lettres « IAF » apposées à la signature des artistes sont devenues un gage de qualité et de rigueur artistique, reconnu par les collectionneurs et les galeristes. De nombreuses publications et médias tels que Magazin’Art, Artist’s Magazine, International Artist, etc. ont mis en lumière l’IAF et ses membres. L’Institut a organisé de multiples expositions collectives dans des lieux prestigieux tels des musées, des centres culturels et d’autres lieux de diffusion à travers le Québec et le Canada dont le Musée Laurier de Victoriaville, le Centre d’exposition Louise-Carrier de Lévis, le Musée Pierre Boucher de Trois-Rivières.
L'Institut des Arts Figuratifs du Québec aujourd'hui
L’IAF cherche à développer des opportunités novatrices pour ses membres afin de maintenir la pertinence de l’art figuratif dans un contexte culturel en perpétuelle mutation.
L’Institut des Arts Figuratifs fait face à de nouveaux défis :
Maîtrise des technologies modernes.
Intégration des réseaux sociaux et des outils d’intelligence artificielle.
Multiculturalisme contemporain.
Adaptation aux enjeux environnementaux.
Évolutions des pratiques de diffusion et de promotion artistique.
L’Institut s’efforce donc de refléter la diversité tout en demeurant une voix innovante au sein des courants artistiques.
L'Institut des Arts Figuratifs et Organisation à But Non Lucratif
L’Institut fonctionne en respect des dispositions de la Loi canadienne sur les organisations à but non lucratif (Loi OBNL). Son conseil d’administration est composé de membres bénévoles et de collaborateurs externes pour répondre à des besoins administratifs ou professionnels spécifiques. Depuis près de 40 ans, l’IAF maintient un niveau d’excellence et continue de jouir d’une réputation prestigieuse, témoignant de l’engagement et de la rigueur de ses membres.
Cette année, l'Institut des Arts Figuratifs a choisi Facec International pour les présenter au prochain salon Art3F de Monaco. Il s'agit pour l'IAF d'une première expérience en Europe avec pour objectif de les multiplier dans les années futures afin de présenter le meilleur de leurs artistes. Les artistes exposants sont
- Josée Tellier, peintre 3D, médaille d'or Société Académique Arts-Sciences-Lettres
- Ovila Huard, peintre, médaille d'argent Société Académique Arts-Sciences-Lettres
- Manon Gauthier, sculpteur
- Lise de Maisonneuve, peintre
- Johanne Senay, peintre
- Orlando Basulto, sculpteur
- Jean-Charles Tremblay, peintre
- Isabelle Langevin, peintre
- Sonia Isabelle, peintre
Retrouvez-les du 19 au 21 septembre aux Espaces Fontvieille à Monaco.
Pas moins de 8 partenaires de la Mairie de Cannes pour proposer à tous les publics, une exposition consacrée au cinéaste canadien James Cameron, auteur d'Abyss, Titanic, Alien, Terminator et Avatar.
Ce fut d'abord un travail de confiance entre Kim Butts, la commissaire d'exposition et le réalisateur James Cameron. En effet, Kim Butts après avoir découvert les dessins, les affiches, et autres éléments de cinéma du producteur dans des boîtes, l'a convaincu de faire une exposition autour de son œuvre. Elle nous a confié qu'elle a dû s'y reprendre plusieurs fois avant d'obtenir l'accord de James Cameron. Aujourd'hui, cette exposition, avant de voyager à travers le monde, fait une halte à Cannes jusqu'au 24 août.
Avant d'être le réalisateur et inventeur que nous connaissons, James Cameron est un dessinateur de très grand talent. Plusieurs dessins sont présentés, y compris ceux qui deviendront des affiches de films. Comme il le souligne, cela me permettrait de vivre pendant un mois. Il réalise les storyboards de ces films, travaille sur les affiches, sur les costumes, mais sur les effets spéciaux, notamment pour Avatar. Pour Titanic, il a étudié la plongée et a visité l'épave du bateau afin de rendre plus crédible encore son film.
Pour les afficionados, vous pourrez découvrir les costumes Arnold Schwarzenegger en Terminator, la tenue de Robert Patrick dans Terminator 2 : le jugement dernier, le dessin et le collier de Titanic ainsi que deux portes, les têtes utilisées dans Avatar et même un œuf de la reine dans Alien.
Partenaires : Mairie de Cannes, Palais des Festivals, Avatar Alliance Foundation, Cannes Cinéma, la Cinémathèque Française, le Musée Cinéma et Miniature de Lyon, les casinos Partouche et 3.14.
Commissaire d'exposition : Kim Butts (Avatar Alliance Fondation) en collaboration avec Matthieu Orléan de la Cinémathèque française.
Exposition au Palais des Festivals et des Congrès de Cannes - Boulevard de la Croisette, Cannes
Ouverte de 14h à 21h.
Née à Copenhague, Elizabeth est danoise par sa mère et de père aux racines multiples, chiliennes, anglaises et danoises. Et tel qu’elle aime le dire, elle passe son enfance dans une valise entre le Danemark, la Suisse et Monaco. Son enfance est riche d’expériences sensorielles : grâce à ses parents, elle découvre très tôt le ballet, l’opéra, les concerts et les musées. A Madrid, ce sont les après-midis au musée du Prado : les salles sombres, les toiles sanguinolentes aux têtes coupées, aux yeux exorbités et aux poitrines transpercées. Tout cet univers dramatique que l’on retrouve notamment chez Velázquez, effraye la petite fille qu’elle est au point de ne plus dormir. A Paris, elle assiste à de nombreux défilés de Haute Couture avec sa maman. Afin de parfaire son éduction, Elizabeth est envoyée dans plusieurs pensionnats ou chacun d’eux lui laisse des traces. Celui de Lausanne lui permet de pratiquer le sport et celui de Paris est l’occasion de nouvelles découvertes muséales. Toute cette éducation tournée vers la culture lui a permis de nourrir son esprit, de capter la beauté du monde et d’admirer les plus belles œuvres de l’histoire de l’art comme les Nymphéas de Monet.
Born in Copenhagen, Elizabeth is Danish through her mother and has diverse roots—Chilean, English, and Danish—through her father. As she likes to say, she spent her childhood living "out of a suitcase" between Denmark, Switzerland, and Monaco. Her early years were rich in sensory experiences: thanks to her parents, she was introduced to ballet, opera, concerts, and museums at a very young age.
In Madrid, afternoons were spent at the Prado Museum, with its dimly lit rooms and "bloody canvases featuring severed heads, bulging eyes, and pierced chests." This entire dramatic universe, notably found in Velázquez's works, frightened the little girl so much that it kept her from sleeping. In Paris, she attended numerous Haute Couture fashion shows with her mother.
To perfect her education, Elizabeth was sent to several boarding schools, each leaving its mark on her in different ways. The one in Lausanne allowed her to practice sports, while the one in Paris provided opportunities for new museum discoveries. This entire culture-focused education enabled her to nurture her mind, grasp the beauty of the world, and admire art history's most exquisite works, such as Monet's Water Lilies.
Le Centre International d'Art Contemporain (CIAC) de Carros ouvre ses portes à une exposition inédite, "Carros, 1983-2025", offrant un voyage visuel de 42 ans au cœur de la commune. L'événement propose une réflexion sur la mémoire collective, confrontant un passé révolu à la modernité actuelle.
L'initiative a débuté en 2023, suite à la donation de 450 photographies de Carros datant de 1983 au Musée des Arts Décoratifs de Nice. Devant l'intérêt sociologique et ethnographique de ce fonds, l'attaché de conservation Sébastien Quéquet et la directrice du CIAC, Christine Enet, ont collaboré pour monter cette exposition. Sur les 450 clichés d'origine, 134 ont été sélectionnés et complétés par les œuvres de photographes contemporains tels que Jürgen Nefzger, Suzanne Hetzel, Hélène Bellenger et Héloïse Baille, offrant une perspective actuelle sur la ville.
Les photos originales en noir et blanc proviennent d'un mécénat éphémère du groupe Phénix, constructeur de maisons individuelles, qui souhaitait documenter ses projets de lotissement. Carros, passée de moins de 1 000 à plus de 8 000 habitants en peu de temps, fut la seule commune à bénéficier de ce projet. Ces images sont une étude précieuse, témoignant d'un mélange ethnique et d'une cohésion sociale forte à l'époque, comme le souligne une habitante de l'époque, Conchetta : « Avant, tout le monde mettait la main à la pâte, on s'entraidait. » Les portraits d'enfants et de jeunes, parfois disparus, ainsi que des figures locales emblématiques comme le Père Jean ou le maire de l'époque, sont mis en lumière.
Les artistes contemporains apportent des regards variés : Jürgen Nefzger explore l'évolution des paysages carrossois à travers la marche, tandis qu'Héloïse Baille capture des scènes du quotidien avec un sténopé monté dans un camion, créant des œuvres aux allures abstraites. Hélène Bellenger, inspirée par le film Vice Versa, a transformé les souvenirs de Carros en plus de 150 ballons imprimés par hydrophotographie, symbolisant la nature éphémère de la mémoire. Enfin, les clichés de carnaval et de fête de Bernard Gille, datant également de 1983, révèlent l'immersion du photographe au sein de la population.
L'exposition, visible jusqu'au 14 décembre, invite le public à une profonde réflexion sur le passé et le présent de Carros, et sur la question posée par Hélène Bellenger : « Et si c'était mieux maintenant ? »
Pour la première fois, le Musée National Marc Chagall consacre une exposition et une monographie complètes à la mosaïque, une facette majeure et pourtant méconnue de l'œuvre de l'artiste. Une exploration chronologique des 14 projets de Chagall est proposée, enrichie de documents inédits, de maquettes et de prêts exceptionnels. L'exposition est visible jusqu'aux Journées du Patrimoine en septembre 2025, avant de rejoindre Ravenne en octobre.
C'est en 1954, lors d'une visite à Ravenne, que Marc Chagall est fasciné par les mosaïques byzantines. Quatre ans plus tard, il transpose "Le Coq bleu" en tesselles, une commande du Gruppo Mosaicisti. Cette rencontre marque le début de son engagement dans cet art ancestral. En 1962, la rencontre avec Kadish Luz, président de la Knesset, mène à la commande monumentale de 1969 : "L'histoire du peuple juif" à Jérusalem, un ensemble de douze mosaïques de pavement et une grande murale. Le musée propose d'ailleurs de "marcher sur" des exemples de ces œuvres via des stickers au sol.
En France, la collaboration avec le mosaïste Lino Melano (recommandé par Severini) est déterminante. Pendant une décennie, ils créeront ensemble des pièces emblématiques comme "Le Grand Soleil" (offert à son épouse), l'imposant "Ulysse" pour la faculté de droit de Nice, ou "La mythologie Orphée".
À 80 ans, Chagall enrichit son musée avec la mosaïque du prophète Élie, une œuvre de plus de 7 mètres, reflétée dans le bassin. Inspirée des synagogues antiques et intégrant ses petites-filles jumelles, elle est un chef-d'œuvre de composition.
Avec Tharin, il réalise les "Amoureux de Vence" et une gigantesque mosaïque de 270 m² sur les quatre saisons pour une banque de Chicago, initialement refusée en façade. D'autres commandes d'envergure suivront, telles que "Le repas des Anges" pour la chapelle Sainte Roseline et "Moïse sauvé des eaux" à Vence, son dernier projet inauguré.
Même après sa disparition en 1985, son héritage mosaïque perdure : "Le Fleuve vert" est transposé par Heidi Milano à Saint-Paul-de-Vence, et des œuvres comme "Orphée" rejoignent des collections prestigieuses comme la National Gallery de Washington.
Une occasion unique de (re)découvrir le génie de Chagall, jusqu'aux Journées du Patrimoine en septembre 2025.